FNE 74 : un projet de recherche pour mieux comprendre et protéger les zones humides, “réservoirs de biodiversité” et “puits de CO2”
© Laurent Théophile : Zone humide d'altitude

FNE 74 : un projet de recherche pour mieux comprendre et protéger les zones humides, “réservoirs de biodiversité” et “puits de CO2”

En ce début d’année 2021 France Nature Environnement Haute-Savoie impulse un projet de recherche sur 4 ans, le CIMAE pour Climatic Impact on Mountain Aquatic Ecosystems, une étude approfondie des zones humides d’altitude pour mieux les protéger.

Elles sont à la fois des réservoirs de biodiversité, des puits de carbone, elles jouent un rôle d’épuration de l’eau, de réservoir ou encore de tampons en cas de fortes crues ou tempêtes. Les zones humides constituent un enjeu majeur dans la lutte contre le changement climatique et la réduction de ses impacts, d’où l’importance de mieux les connaître pour mieux les protéger. C’est dans cette optique que France Nature Environnement Haute-Savoie lance un projet de recherche sur quatre ans, piloté par Marie Lamouille Hébert, chargée de mission à France Nature Environnement.

Portrait des zones humides par cette chercheuse.

Au-delà de cette richesse de biodiversité, certaines zones humides – les tourbières – sont de véritables puits de carbone. À l’échelle mondiale, les tourbières ne représentent que 3 % de la surface terrestre mais stockent deux fois plus de carbone que les forêts qui couvrent 30 % du globe. Ces espaces saturés d’eau, formées de matière végétale décomposée qui s’est accumulée avec le temps peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

En zones côtières, elles agissent comme des amortisseurs en réduisant l’intensité des vagues, des ondes de tempête et des tsunamis. En montagne, leur capacité à retenir l’eau réduit le ruissellement, facteur d’érosion des sols, et en fait des réservoirs en période de sécheresse.

Ces travaux de recherche doivent permettre de dégager un plan d’action pour préserver les zones humides d’altitude, mais pour l’heure c’est un travail de 4 années de thèse qui débute en 2021, organisé en 3 axes.

« Dans la région de Chamonix, seules 47 % des zones humides sont connues »

Cette thèse, réalisée en partenariat avec l’INRAE et l’Université Savoie Mont-Blanc, s’appuiera sur la méthode des sciences participatives. En effet, des guides, gardes de parcs naturels ou encore athlètes volontaires pourront contribuer à cette étude.

https://ofb.gouv.fr/sites/default/files/Fichiers/Presse/dp_jmzh_2020_vf.pdf

https://www.cnrs.fr/fr/les-tourbieres-piegent-le-co2-meme-en-cas-de-secheresse

https://www.fne.asso.fr/dossiers/touche-pas-%C3%A0-ma-zone-humide

https://www.lpo.fr/communiques-de-presse/comment-les-zones-humides-aident-elles-a-lutter-contre-le-changement-climatique-dp8

Marie Lamouille-Hébert
© Jules Heuret : Marie Lamouille-Hébert, chargée de mission à France Nature Environnement Haute-Savoie