“Marre de ne pas bosser” : en trois semaines, ce restaurant monte un food-truck
Adam Holenda, chef cuisinier, Sandra Deleglise, gérante des Curieux Gourmands et Imad Khaouli, apprenti cuisnier, à bord du Foodtruck de la Halte Gourmande

“Marre de ne pas bosser” : en trois semaines, ce restaurant monte un food-truck

C’est l’histoire d’Adam Holenda, cuisinier, Sandra Deleglise, gérante du restaurant les Curieux Gourmands et d’un apprenti cuisinier Imad Khaouli. Tous ne supportaient plus d’être sur la touche depuis des mois. Dans l’impossibilité d’ouvrir, le restaurant pour lequel ils travaillent s’essaye à plusieurs reprises à la vente à emporter, mais ne rencontre pas un franc succès et ils finissent par jeter l’éponge, les charges sont plus importantes que les recettes.

A la mi-mars, une autre idée germe dans la tête du cuisinier, monter un foodtruck, plus adapté à la vente à emporter.

La gérante le cuisinier et l’apprenti trouvent et aménagent un camion, établissent une nouvelle carte, négocient des emplacements à Gap et Barratier. En trois semaines le foodtruck est prêt à l’emploi, baptisé la Halte Gourmande et ils servent leurs premiers plats le weekend dernier.

La carte reste fidèle à l’éthique du restaurant, mais s’adapte pour des proposer des plats plus facile à emporter.

La mobilité du foodtruck confère plus de souplesse au restaurant

La mobilité du foodtruck confère plus de souplesse au restaurant, un atout bienvenu dans un département à forte saisonnalité. En hiver, lorsque la fréquentation des Curieux Gourmands est plus faible, le restaurant envisage de déplacer son activité au rond-point des Orres, un lieu de passage pour les saisonniers et vacanciers en stations, tandis qu’en saison haute pour Embrun les Curieux Gourmands continueraient de servir de manière classique dans le centre-ville.

Au final, la pandémie aura porté un coup dur au restaurant, mais elle pourrait bien avoir aussi modifié durablement son modèle économique.

Dès à présent, la Halte Gourmande ouvre son camion à partir de 11h30 les mardis, mercredis et jeudis à Gap, les vendredis aux rond-point des Orres à Barratier, et ce jusqu’à fin-mai.