Masques, distances… : protocole renforcé à l’école dès lundi
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Masques, distances… : protocole renforcé à l’école dès lundi

C’est un protocole sanitaire renforcé qui a été publié le 1er février par le ministère de l’Éducation nationale. Les établissements scolaires ont jusqu’à lundi prochain pour s’organiser et rendre effectives les nouvelles mesures.

Renforcement de la distanciation entre les élèves, obligation de porter des masques chirurgicaux, amélioration de l’aération des pièces et élargissement de la notion de cas contact : telles sont les mesures principales mesures figurant dans le protocole sanitaire renforcé, mis à jour par l’Éducation nationale le 1er février pour faire face à la propagation des nouveaux variants du Covid-19.

Les distances revues à la hausse

En ligne de mire de ce protocole renforcé : les moments où les élèves ne portent pas le masque, c’est-à-dire lors des repas et dans les internats. La distance entre les tables à la cantine et entre les lits à l’internat doit désormais être de 2 mètres et non plus de 1 mètre. Une préoccupation particulièrement prégnante à la cité scolaire Honoré Romane d’Embrun, qui accueille 1 010 élèves. Le proviseur, Thierry Lasnon, s’en explique.

Du côté des écoles primaires, les règles sont les mêmes, mais les espaces sont parfois moins adaptés à la distanciation entre les tables. Certains établissements prévoient déjà de faire manger les élèves dans leurs salles de classe.

Masques jetables obligatoires

Mais Christine Portevin, enseignante à l’école privée Carlhian Rippert de Briançon, s’inquiète particulièrement de l’obligation pour les élèves de porter des masques chirurgicaux, les masques en tissu faits à la main n’étant plus jugés efficaces pour lutter contre les variants. Les familles devant elles-mêmes fournir les masques, l’enseignante craint une résurgence des inégalités entre celles qui pourront en acheter et celles qui n’en n’auront pas les moyens.

Nouveau protocole : avec quels moyens ?

Plus largement, Christine Portevin déplore un manque de moyens pour mettre en place ces nouvelles mesures, affirmant que les enseignants doivent « faire avec ce qu’ils ont ».

En revanche, du côté de la cité scolaire Honoré Romane d’Embrun, le lycée et le collège ont tous deux été dotés d’un temps plein d’assistant d’éducation jusqu’aux vacances de février. Une dotation bienvenue alors que les services de vie scolaire sont chargés d’appliquer le protocole sanitaire en dehors des temps passés en classe.

Le proviseur, Thierry Lasnon, estime que le délai d’une semaine laissé pour appliquer les nouvelles mesures est suffisant, d’autant que la cité scolaire s’était déjà organisée dès le début du mois de janvier.

Le 19 janvier, une vaste opération de dépistage avait été organisée à la cité scolaire d’Embrun. Sur les 400 tests réalisés, un seul cas positif au Covid-19 avait été détecté.