Médico-social : “On a peur d’une fuite des soignants”
Image par truthseeker08 (Pixabay)

Médico-social : “On a peur d’une fuite des soignants”

Ils ont été exclus du Ségur de la santé cet été : les personnels du médico-social réclament d’avoir eux aussi droit à la prime, et redoutent une désertion de leurs services. Une journée de grève et de manifestation est organisée ce jeudi à Gap par la CGT Santé et Action Sociale 05.

Le mois dernier, le gouvernement a décidé d’accélérer le versement des primes aux soignants, pour remotiver les personnels hospitaliers à l’arrivée de la deuxième vague. Après un premier versement de 90€ en septembre, la deuxième partie, de 93€, sera ainsi versée avant la fin de l’année et non plus en mars 2021 comme prévu initialement. Oui mais voilà : plusieurs secteurs sont exclus de cette mesure, dont le médico-social, qui regroupe notamment l’accueil et le soin des personnes handicapées, âgées, ou encore le placement d’enfants.

Sandrine Giaime, infirmière et secrétaire CGT du Centre Hospitalier Büech-Durance à Laragne, témoigne d’une certaine absurdité de cette décision arbitraire : les soignants, avec les mêmes diplômes, touchent la prime ou non selon qu’ils ont été affectés dans tel ou tel service.

Au-delà de l’égalité de traitement entre tous les soignants, la CGT réclame le versement des primes pour les personnels en médico-social pour éviter une fuite des personnels.

Le Ségur de la santé ciblait le personnel de première ligne. Pourtant, estime Sandrine Giaime, les soignants en médico-social sont tout aussi impactés par la crise sanitaire.

La CGT Santé et Action Sociale 05 rejoint le mouvement national de grève et de rassemblement, et donne rendez-vous ce jeudi 26 novembre à 14h devant le conseil départemental à Gap. Le syndicat avait déjà appelé le mois dernier à la grève illimitée du personnel en médico-social dans les Hautes-Alpes.