Morsures par des chiens de protection de troupeau : réaction de Pascale Boyer
Mme Pascale Boyer, députée de la 1ère circonscription des Hautes-Alpes

Morsures par des chiens de protection de troupeau : réaction de Pascale Boyer

Depuis le 4 août dernier, le sentier qui arpente la montagne de Siguret est fermé à la circulation des randonneurs et de tous véhicules. Christine Maximin, maire de Baratier, a décidé d’interdire l’accès au chemin à la suite de la morsure de trois personnes par des chiens de protection d’alpage au cours de l’été. L’arrêté municipal précise que la distanciation entre les troupeaux, les chiens de protection et les randonneurs et vététistes n’est pas possible en raison de la configuration de la montagne de Siguret.

Les enjeux de cette situation sont nombreux : tout d’abord autour de la sécurité publique, mais également du tourisme en montagne, sans oublier le débat autour de la prédation et des moyens de protection des troupeaux. Réaction de Pascale Boyer, députée de la 1ere circonscription des Hautes-Alpes, face à cet incident.

Si l’arrêté municipal de la maire de Baratier a été pris pour répondre à une question urgente de sécurité des usagers, Pascale Boyer pense que ce n’est toutefois pas suffisant pour répondre à ce problème.

L’année dernière, Pascale Boyer et Bénédicte Taurine, députée de l’Ariège, ont rédigé conjointement un rapport à l’issu du groupe de travail sur les chiens de troupeau, qui a été publié début 2020. L’objectif est de mettre en place une filière chiens de protection de troupeau pour améliorer la situation actuelle, entre éleveurs, chiens de protection, loups, et touristes. On retrouve Pascale Boyer qui évoque certaines de leurs propositions.

L’interdiction temporaire d’accès à la montagne de Siguret devrait se maintenir jusqu’au 31 août.

Les trois personnes qui ont été mordues par les chiens de protection ont décidé de porter plainte, trois enquêtes seront donc ouvertes par le parquet de Gap ; elles seront menées par la communauté de brigade d’Embrun.