Rocade de Gap : un projet éternellement repoussé

Rocade de Gap : un projet éternellement repoussé

Cela fait 45 ans qu’on parle d’une rocade pour contourner la ville de Gap. Et on est encore très loin de sa mise en service. Mardi 13 octobre, alors qu’il annonçait l’achèvement imminent du chantier du rond-point du sénateur, Roger Didier a exprimé sa colère. Pour le maire de Gap tout ce temps perdu n’a qu’un responsable : L’État.

Le projet de rocade de Gap doit permettre de débarrasser le centre-ville d’une partie du trafic routier qui y transite, et de créer des liaisons inter-quartiers commodes pour les zones périphériques. À ce jour, la seule partie visible du projet est ce qu’on appelle “le barreau central”, qui va du rond-point du sénateur – à l’Ouest de la ville – jusqu’au carrefour des Aurouses au Nord-Ouest. Si le rond-point, réalisé sous maîtrise d’ouvrage de la ville de Gap est opérationnel, l’ouverture de la partie centrale de l’itinéraire, réalisée par la DREAL (c’est-à-dire les services de l’État) est annoncée en deux temps : juillet 2021, puis 2024.

C’est un maire excédé par tout ce retard qui s’est exprimé mardi devant la presse.

Une maîtrise d’ouvrage reprise par la ville ?

Quant aux sections Sud et Nord, qui doivent relier la rocade à la RN85 (route de Marseille) d’une part et à la RN94 (route de Briançon) d’autre part, on n’ose pas encore parler de date de date d’achèvement. Jugeant les services de l’État trop lents, Roger Didier souhaite que sa ville en reprenne la maîtrise d’ouvrage.

Roger Didier va donc entrer en discussion avec les services de l’État pour ces deux parties qui totalisent 9km d’itinéraire, à ajouter aux 3km qui seront livrés en 2024.

En plus des délais jugés insupportables, le maire de Gap relève des surcoûts très importants. En effet, le budget initial, qui était de 36 millions d’euros, atteint à ce jour les 56 millions.

Le coût du carrefour du sénateur a, lui, été maîtrisé en passant des 4 millions annoncés à 3,1 millions d’euros.