La vaccination s’ouvre aux plus de 75 ans dans les Hautes-Alpes
Crédit photo : RAM

La vaccination s’ouvre aux plus de 75 ans dans les Hautes-Alpes

À partir de lundi, la campagne de vaccination contre le covid-19 entre dans une deuxième phase, avec l’ouverture au grand public.

Quatre centres sont prêts à accueillir les volontaires à la vaccination dans les Hautes-Alpes : Briançon, à la salle du Prorel, Embrun, à l’hôpital, Gap, au CMCL, et Laragne, à l’hôpital. Dans un premier temps, ce sont les personnes âgées de plus de 75 ans qui peuvent y avoir accès. Il y en a environ 16 000 dans les Hautes-Alpes, d’après la préfecture. Par ailleurs, le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé jeudi soir que les personnes “atteintes de maladies particulièrement graves“, telles que les “personnes souffrant d’insuffisance rénale sévère, celles ayant été transplantées d’un organe, les personnes sous traitement pour un cancer ou encore celles atteintes de trisomie 21”, pourront elles aussi être vaccinées à partir de lundi.

Une “mobilisation générale” à l’échelle du département

Lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi, la préfecture, l’ARS, la direction du Groupement Hospitalier des Alpes du Sud, les élus, ont tous salué “l’extrême mobilisation” qui a permis de mettre sur pied cette organisation à l’échelle des Hautes-Alpes. En effet, si les hôpitaux ont pour rôle de coordonner les centres de vaccination et de gérer l’approvisionnement des doses de vaccin, les collectivités ont elles mis à disposition des équipements et du personnel (des navettes pour acheminer les personnes qui en font la demande pourraient ainsi voir le jour). Sans oublier les soignants libéraux, qui participent eux aussi à la vaccination.

Le dispositif de vaccination en place dans le département à partir de lundi sera susceptible d’évoluer, pour aller par exemple vers plus de proximité, à précisé la préfète. Martine Clavel a également assuré que les personnes non mobiles pourront profiter d’une vaccination à domicile.

L’adhésion des Hauts-Alpins semble “très satisfaisante”

L’organisation de chaque centre sera ajustée au fur-et-à-mesure en fonction de la demande. À titre d’exemple, celui d’Embrun sera en mesure de vacciner 140 personnes par semaine. Et son calendrier est déjà complet jusqu’à mi-février.

En effet, le taux d’adhésion de la population haut-alpine à la vaccination semble très satisfaisant, d’après les soignants et l’Agence Régionale de Santé. Julien Belline, médecin généraliste à Embrun, estime ainsi à 80 % le taux de personnes de 75 ans qui, en consultation, déclarent souhaiter se faire vacciner. De son côté, l’ARS a mesuré, lors de la première semaine de la campagne, que 40 % des personnes vaccinées en région PACA l’ont été dans les Hautes-Alpes, alors que les EHPAD hauts-alpins ne représentent pas 40 % des EHPAD de la région.

800 personnes ont été vaccinées dans les Hautes-Alpes depuis l’ouverture de la campagne le 6 janvier. La phase concernant les EHPAD a quasiment pleinement atteint ses objectifs, assure Yann Le Bras, directeur des hôpitaux hauts-alpins. Pour autant, elle n’est pas terminée, puisqu’une deuxième dose est nécessaire.

En pratique

Pour prendre rendez-vous pour la vaccination, plusieurs options : via son médecin traitant, ou bien par téléphone, au 0800 73 0087, ou encore par internet, sur la plateforme Doctolib ou sur sante.fr. Il est nécessaire de remplir d’abord un questionnaire de santé, puis, après la vaccination, de rester 15 minutes en observation auprès du soignant. Un second rendez-vous est pris automatiquement 26, 27 ou 28 jours plus tard pour la deuxième injection, indispensable pour une pleine efficacité du vaccin. C’est toujours le produit de Pfizer-BioNTech qui est administré actuellement dans le département, les vaccins d’autres laboratoires feront leur entrée progressivement dans les Hautes-Alpes.

Comme le précise le docteur Julien Belline, l’intérêt de cette campagne ciblée vers les plus vulnérables est de réduire un maximum le nombre de malades et donc de désencombrer les hôpitaux, les services de réanimations, et, in fine, de sauver plus de vies.

La préfecture rappelle enfin que la vaccination est libre et gratuite, et qu’elle ne se substitue pas aux gestes barrières.